Refonte de site web
Refaire sans perdre ce qui marchait.
La quasi-totalité des chutes de trafic après refonte vient de redirections incomplètes. Nous relevons chaque URL et son trafic avant de toucher à quoi que ce soit.
Une refonte est le moment où un site peut gagner beaucoup et perdre beaucoup, souvent pour la même raison : personne n’a relevé ce qui fonctionnait avant de le remplacer.
La cause quasi unique des chutes après refonte
Les redirections. Pas le design, pas le changement de technologie : des anciennes adresses qui ne mènent plus nulle part, ou qui mènent à l’accueil, ou qui passent par deux redirections successives. Chacun de ces cas perd une partie de ce que la page avait acquis, et le total se voit dans les statistiques trois semaines plus tard.
C’est évitable, et la méthode n’a rien de subtil : relever chaque URL existante avec son trafic, décider consciemment de son sort, écrire une règle par adresse, puis vérifier chaque règle une par une, qu’elle réponde en redirection permanente et que sa cible réponde correctement. Fastidieux, et c’est tout le travail.
Parfois, ne pas refondre
Quand le fond du site tient et que seule l’apparence a vieilli, refaire uniquement la présentation en gardant les adresses, les contenus et la structure est le meilleur rapport entre risque et gain : le trafic n’est pas exposé, et l’effet sur la conversion est immédiat. Nous le recommandons régulièrement à des clients qui venaient chercher une refonte complète.
Ce que nous refusons de faire
Nous ne mettons pas un site en ligne sans carte de redirections vérifiée règle par règle.
Nous ne redirigeons pas par défaut vers l’accueil. Une redirection vers une page sans rapport transmet peu et déçoit le visiteur qui cliquait sur autre chose.
Nous ne changeons pas une URL qui fonctionne pour la rendre plus jolie.
Le déroulé
-
01
Relever avant de démolir
Chaque URL existante, le trafic qu'elle reçoit, les liens qu'elle a obtenus, les requêtes sur lesquelles elle ressort. Ce relevé est l'inventaire de ce qu'il ne faut pas perdre : sans lui, la perte est invisible jusqu'à ce qu'elle soit irréparable.
-
02
Décider ce qui est conservé, fusionné, abandonné
Toutes les pages ne méritent pas de survivre. Ce qui compte est que la décision soit prise consciemment, page par page, et pas subie au moment de la mise en ligne.
-
03
Construire la carte de redirections
Une règle par ancienne URL, vers l'équivalent thématique le plus proche : jamais vers l'accueil par défaut, qui ne transmet presque rien. Et en un seul saut : les chaînes perdent de la valeur et cassent au premier maillon retiré.
-
04
Vérifier chaque règle une par une
Automatiquement, avant et après la mise en ligne : que chaque ancienne adresse réponde en redirection permanente, et que sa cible réponde correctement. C'est fastidieux, et c'est là que se joue la conservation du trafic.
-
05
Surveiller les semaines qui suivent
Erreurs d'exploration, pages désindexées, requêtes perdues. Une baisse de quelques semaines est normale ; une chute qui s'installe est un défaut à corriger, pas une fatalité à accepter.
Questions fréquentes
Une refonte fait-elle forcément perdre du trafic ?
Non. Une baisse de quelques semaines pendant que Google réévalue les nouvelles pages est normale ; une chute durable est un défaut d'exécution, et sa cause est presque toujours la même : des redirections incomplètes ou en chaîne. C'est évitable, et c'est le poste sur lequel nous passons le plus de temps.
Faut-il changer les URL ?
Le moins possible. Chaque changement impose une redirection, et chaque redirection perd un peu. Nous ne changeons une adresse que quand l'ancienne est réellement nuisible : structure incohérente, paramètres, dates figées dans le chemin. Une URL laide qui fonctionne vaut mieux qu'une URL élégante qui repart de zéro.
Peut-on refondre le design sans toucher au reste ?
Oui, et c'est souvent le meilleur rapport entre le risque et le gain : garder les adresses, les contenus et la structure, ne changer que la présentation et le code qui la porte. Le trafic n'est pas exposé et l'effet sur la conversion est immédiat. Nous le recommandons quand le fond du site tient et que seule l'apparence a vieilli.
Faut-il tout refaire d’un coup ou par étapes ?
Par étapes quand c'est possible : le risque se répartit et chaque lot se mesure. La bascule totale s'impose quand le socle technique change, et dans ce cas elle se prépare : relevé complet, carte de redirections vérifiée, et une fenêtre de mise en ligne choisie hors de vos pics d'activité.
Audit gratuit